En fin de semaine passée nous avons eu la charmante visite des Marseillais Fanny et Flo. La première activité au programme était la visite du célèbre Salon international de l’auto de Genève.
Pour la plupart des gars, un salon de l’auto c’est comme un gros carré de sable. Pas pour moi. Ça pourrait s’expliquer par le fait que quand j’étais petit je ne jouais pas avec les voitures et les camions dans le carré de sable. Mais plutôt avec les pelles. C’est au Salon de la pelle que j’aurais eu du fun.
Malgré ma piètre connaissance des bagnoles, Flo tentait tant bien que mal de me présenter les nouveaux modèles en me listant les caractéristiques techniques et en m’expliquant ce que certaines voitures avaient d’exceptionnel. DRZ V12 – 800 chevaux, FRS X344 12 soupapes, R2D2 GT Turbo 800, … Il aurait pu me dire des mots aléatoires que ça aurait eu le même effet. Mais évidemment j’acquiesçais à ce qu’il disait comme s’il s’agissait d’évidences. Surtout quand les filles me regardaient.
Pendant que je distribuais quelques coups de pieds sur des roues de 18 pouces (comme pour prouver de leur solidité), Fanny et Mimi restaient fixées sur une Bentley rose bonbon. Comme quoi y’a des choses qui ne changent pas dans la vie.
J’ai été tout de même impressionné par les préparateurs, ces compagnies qui modifient des modèles existants. Par exemple on va partir d’une Ferrari à 350000$ pour ensuite y apporter des améliorations diverses: carrosserie, moteur, roues, etc. Le résultat est épatant. Quoiqu’en fin de compte je trouve ça un peu stupide, un peu comme quand Heidi Montag se fait faire une chirurgie.
Nous ne sommes restés que quelques heures mais comme le disait Flo: dans les rues de Genève, le salon de l’auto, c’est à tous les jours!
Il suffit de laisser un capot ouvert pour créer un attroupement.
Genève est la ville d’Europe où il est le plus difficile de se trouver un appartement, avec un taux de vacance à moins de 0.2%. Il manque d’espace. D’ailleurs en regardant la carte du canton, on voit que la France est au sud, la France est à l’est, la France est à l’ouest et la France est au nord. Bref, Genève est encerclée.
Évidemment, les prix sont incroyablement élevés. Mimi est allée visiter un petit appartement bien ordinaire de 3 pièces (= 1 chambre à coucher) près du centre-ville il y a quelques jours. Malgré le loyer à 1950$ par mois, il y avait pas moins de 25 personnes à l’entrée. Et le propriétaire s’attendait à recevoir plus de 250 applications.
Je n’ai pas de problème avec la loi du marché. L’offre est petite alors que la demande ne cesse d’augmenter. Il est tout à fait normal que les prix soient projetés vers le haut. Là où j’ai un problème c’est quand les régie immobilières et les propriétaires discriminent sans retenue, contournent les lois, volent, profèrent des menaces et traitent les locataires comme de la merde. Par exemple:
On vous demande 12000$ de dépôt pour un appartement miteux.
On refuse catégoriquement les enfants.
On vous demande votre passeport, votre carte de séjour, vos relevés de paye des 3 derniers mois, une garantie bancaire et une copie de votre contrat de travail.
On vous oblige à signer pour 3 ans, sous peine de pénalités.
On augmente illégalement le prix du loyer.
On vous menace d’expulsion pour un rien.
On privilégie la famille, les amis, les connaissances et tout ceux qui font preuve de générosité.
On vous charge 300$ si vous refusez de signer un bail après avoir montrer de l’intérêt.
On ne loue pas aux Arables, aux Blacks et tout ce qui vient des Balkans.
Un mardi matin 10:30, sans préavis, on vous demande de vous présenter à leur bureau dans un délai de 30 minutes sans quoi vous perdez votre place.
C’est la gestapo. Et puisqu’on n’a pas le choix de se loger, on ferme sa gueule.
Avant de déménager en Suisse, j’avais une vague idée de ce qu’était la bise. Je savais qu’il s’agissait d’un vent du nord, mais sans plus.
Peut-être parce que j’associais le mot à un baiser ou encore à cause de sa ressemblance avec le mot brise, j’ai toujours pensé qu’il s’agissait d’un petit vent léger, agréable, soufflant doucement sur les terres suisses, avant de poursuive tranquillement sa route vers la paisible vallée du Rhône, comme une tendre caresse venue du ciel.
Depuis deux semaines mon emploi du temps se résume à travailler le jour et regarder les Olympiques la nuit. Sur France 2, on dirait que les animateurs se sont donnés le mot pour être le plus con possible.
Hier soir, j’ai décicé de prendre en note quelques-uns de leurs meilleurs moments. J’aurais dû sortir mon calpin plus tôt.
Un Super-G super gai pour Éric Guay!
(Éric Guay en Super-G)
Le palet rebondit sur la balustrade.
(Match de hockey Canada – Slovaquie)
J’aimerais bien être son agent 007.
(Programme de patinage artistique de Kim Yu-na sur la chanson thème de James Bond)
Nous voilà de retour à 6 contre 6.
(Match de hockey Canada – Slovaquie)
La technique consiste à se donner une poussette sur le postérieur.
(Finale de patinage courte de piste en équipe)
La canadienne Kalyna RoberGUE termine troisième.
(Résultat de Kalyna Roberge en demi-finale de patinage courte piste)
Ils ne sont qu’à quelques mollets d’écart.
(Finale de patinage courte piste en équipe)
Il a trouvé le filet sans faire de trou.
(Match de hockey Canada – Slovaquie)
Voilà une course qui se termine en queue de poisson!
(Suite à la sortie de piste du Français David Poisson en Super-G)
Les gros prennent plus de place que les petits.
(Match de hockey Canada – Slovaquie)
C’est dans la poche du kangourou!
(Suite à la qualification d’une Australienne en patinage courte piste)
Le chat est maigre mais il est encore en vie.
(Soulignant l’avance du Canada lors de la finale de hockey)
Les mouches ont changé d’âne.
(Suite à une punition d’un joueur du Canada lors de la finale de hockey)