- Baptême! De l'air! #
Résumé de la semaine sur Twitter
July 11th, 2010Hey!
July 10th, 2010Bonne journée!
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June 27th, 2010- Le général était sur le Chrystal meth. #
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June 13th, 2010- J'attends mon vol. Et je capote parce que je me souviens plus si j'ai laissé le fer à repasser allumé et posé sur ma pile de vieux journaux. #
- Pierre-Karl Péladeau viendrait d'annoncer l'achat des Islanders de New York. Garry Bettman a confirmé la nouvelle au Hockey News. #
- Rien qu'une farce. Bettman n'a encore rien confirmé. #
Roland Garros
June 11th, 2010Nous étions à Paris la semaine passée pour assister aux finales de Roland Garros.
Le samedi nous avons vu la finale féminine opposant Samantha Stosur à Francesca Schiavone. Et c’est la petite italienne, sortie de nulle part, qui avec toute sa détermination a réussi à mettre la main sur le précieux trophée. Un match intense. Une première victoire italienne dans un tournoi du Grand Chelem. Bravissima!
Le dimanche nous avons eu droit au duel entre Rafael Nadal et Robin Soderling. À seulement 24 ans, Rafa avait déjà 4 titres sur la terre battue parisienne. L’enfant chéri de Roland Garros n’a pas déçu son public. Dominant dans toutes les phases du jeu, il a battu son adversaire en 3 manches pour ainsi s’emparer d’un 5ième titre. Pendant tout le tournoi, Nadal n’aura pas perdu un seul set. Le roi était de retour chez lui.
Mes dents
June 3rd, 2010La semaine passée je suis allé chez le dentiste. Ma dernière visite remontait à environ 7 ans. Mimi en était découragée, comment peut-on se négliger de la sorte?
D’emblée j’ai tout avoué au dentiste: je suis loin d’être un régulier. Un peu pour me justifier à l’avance au cas où il constaterait une dentition ravagée par le tartre et la carie.
Muni d’un petit miroir il m’ordonna d’ouvrir la bouche. Puis il s’exclama (malgré que je cite ses paroles, d’aucune façon je n’essaie de m’en vanter):
- Wow! Mais c’est le grand luxe la-dedans!
- Il faut remercier vos parents! (Merci. Voilà c’est fait)
- Jessica, vient un peu ici voir ça. N’est-ce pas merveilleux? (oui, de répondre Jessica)
- Des cas comme ça on en voit 1 fois sur 200.
- Je ne vous envoie même pas chez l’hygiéniste, tout est parfait.
- Mais vous n’avez pas besoin de dentiste, jeune homme!
Ses paroles étaient comme de la musique à mes dents oreilles. Sourire en coin, je tentais de mémoriser tous ces compliments pour en faire un rapport détaillé à Mimi en arrivant.
Bon ok peut-être ai-je de belles dents. Mais il faut en revenir. Dentition parfaite certes, mais je ne vais quand même pas le crier sur tous les toits. Je pourrais vous raconter que quand j’étais petit la fée des dents m’a déjà payé 50$ pour un échantillon de perfection mais je ne le ferai pas, je préfère rester discret sur le sujet. Avoir de belles dents ça ne se raconte pas, ça se vit.
Il n’en demeurt pas moins que quand Mimi me reproche quelque chose je lui montre mes dents. Comme nos cousins les singes. Pour l’intimider, oui, mais surtout, pour lui faire comprendre que même si je fous le bordel dans l’appart, que je laisse trainer mes vieux bas sales sur la table, que j’écoute la télé à plein volume jusqu’aux petites heures du matin, elle peut quand même se compter très chanceuse de vivre avec un être aussi bien denté. Que quand elle glisse une langue dans ma bouche, elle s’offre un hôtel 5 étoiles. Quand elle regarde son reflet dans mes incisives humides elle comme une reine devant le plus beau miroir du monde.
C’est décidé, à partir de lundi je vais travailler avec un protecteur buccal. Un patrimoine mondial de l’UNESCO, ça se protège.
Est-ce que tu viens pour les vacances?
May 19th, 2010Moi pour faire le malin, j’ai chanté en italien…
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May 15th, 2010- Jackstrap à vendre. A peu servi. #
- Recette de poulet de la Casa Grecque: poulet avarié + de l’ail en masse. #
- Même si 99% du temps je reçois des comptes, j’ouvre toujours ma boîte aux lettres avec beaucoup d’excitation. #
- Les ambulances font pin-pon en Europe. En Amérique c’est plus fiiiiiiiiiiionnwaaanzzwiouuuuuufbanpbanptratatatawonnnnnnhiiiiiiiiiiifuuuuenn! #
- Faut être cave pour twitter: “je mange un pogo”. C’est pas mangeable un osti de pogo. #
- Ma femme me dit: “j’ai hâte à demain je vais pouvoir essayer notre nouvelle balayeuse!”. Vraiment palpipantes mes fins de semaine. #
Claude
May 13th, 2010Claude est arrivé chez nous il y a quelques jours. Un collègue m’a demandé si je pouvais le dépanner. En fait Claude avait besoin d’un endroit pour rester pour environ une semaine.
Ethiopien, Claude ne comprenait pas très bien le français, ni l’anglais d’ailleurs. Au début la communication était difficile. Puis peu à peu nous avons fait connaissance et sommes devenus amis.
Claude connaissait très peu Genève. Je partais donc avec lui, tous les matins, pour une petite balade aux abords de l’Avre. Nous flânions sans trop nous poser de question. Parfois nous nous approchions de la rivière afin d’y observer de plus près les canards et autres oiseaux aquatiques. Le grand air nous faisait le plus grand bien. Claude souriait tout le temps. Sur le chemin du retour nous arrêtions à la boulangerie du coin pour y acheter des croissants et des pains au chocolat.
Claude ne mangeait qu’un repas par jour. Il devait tellement avoir faim qu’il dévorait son plat en moins de 2 minutes. C’était peut-être culturel. Quoique quand je lui offrais quelques friandises dans la soirée, jamais il ne me les refusait.
Au retour du boulot je retrouvais Claude pour quelques activités. Nous écoutions le hockey des Canadiens. Claude ne pigeait rien. Malgré tout il restait là, comme s’il ne voulait rien rater du match. Nous allions nous promener dans les rues animées du quartier Plainpalais. Claude semblait fasciné par tout ce qu’il voyait. Parfois Mimi semblait jalouse de voir à quel point nous étions complices tous les deux.
Puis un soir, alors que nous étions assis tranquille dans le salon, on a frappé à la porte. Claude est soudainement devenu très nerveux. C’était mon collègue, revenant de voyage. Il est entré, m’a salué et est reparti avec son adorable petit chien, mon pote Claude.
Les Catacombes
May 1st, 2010Il y a deux semaines j’étais à Paris avec Mimi afin de voir une des dernières représentations du spectacle de l’excellent Gad Elmaleh. D’ailleurs c’est probablement le seul Français capable d’imiter l’accent québécois sans se ridiculiser.
Le lendemain du spectacle nous avons voulu faire quelque chose de différent. Pis pour faire différent ça a fait différent en sacrament. Nous sommes allés voir les fameuses catacombes de Paris.
Avant de commencer la visite (non guidée), on vous averti que le site n’est pas recommandé pour les gens cardiaques, ceux ayant des problèmes respiratoires et les gens sensibles. L’ossuaire peut notamment s’avérer être une expérience traumatisante. Bref, on fait tout pour vous mettre en confiance. Vous entrez dans un petit immeuble discret, on vous pointe un étroit escalier en colimaçon et vous y allez.
La descente est longue et étourdissante. Vous descendez plus bas que les égouts, plus bas que le métro, plus bas qu’à peu près tout. À un moment vous vous demandez si nous n’avez pas acheté un billet pour un voyage au centre de la terre. Quand l’escalier s’arrête enfin, vos jambes tremblent de façon incontrôlable.
Vous vous retrouvez au bout d’un long couloir sombre. Si vous possédez l’amulette du dragon, rendez-vous à la page 236. L’air est humide et lourd. Presque irrespirable. Tout à coup vous vous sentez cardiaque, souffrant de problèmes respiratoires et très sensible.
Les murs sont étroits. Le plafond est bas. Vous avancez dans la pénombre. Le couloir n’en finit plus. Parfois il bifurque à gauche, d’autres fois à droite. Une seule certitude: il n’y a aucun échapatoire. Il faut avancer. Vous finissez par avoir peur de jamais plus revoir la lumière du jour. Au-dessus de vous se trouve Paris, avec ses cafés et ses jolies rues. Mais dans votre prison souterraine, vous avez réellement l’impression d’être en enfer.
Plus vous marchez, plus votre sortie devient improbable. Et votre tête se met en marche, au moment où vous en avez le moins besoin. L’ossuaire va-t-il me traumatiser? Qu’arrivera-t-il si je prends panique? Évidemment, sans vous l’avouer, la panique, vous la ressentez depuis un criss de boute.
Après 30 minutes de claustrophobie dans les tunnels infinis, vous vous retrouvez devant une entrée fort peu invitante. Il y est gravé à même la pierre: ARRÊTE! C’EST ICI L’EMPIRE DE LA MORT.
Malgré votre coeur qui bat à tout rompre vous pénétrez dans l’empire de la mort. Les couloirs, un peu plus larges, sont garnis de milliers d’os et de crânes humains. Les immenses piles de restes humains se dressent devant vous à perte de vue. Pas moins de 6 millions de Parisiens reposent en paix dans les catacombres.
Étrangement vous retrouvez votre calme. L’endroit est macabre mais très appaisant.
Vous marchez pendant plusieurs minutes, en vous disant que le crâne que vous venez d’effleurer est peut être celui de Rabelais ou Molière, tous deux y ayant trouvé leur dernière demeure.
Vous continuez jusqu’à la sortie, gravissez les escaliers pour ainsi vous retrouver dans les rues animées du quartier Montparnasse. Vous vous assisez à la terrasse d’un café, pour reprendre vos esprits. Vous regardez autour de vous et vous appréciez simplement le fait d’être en vie.

