Départ
À la gare Cornavin, 30 minutes avant le départ du train pour Milan, j’ai demandé à Mimi de vérifier les billets, «juste au cas». Après avoir fouillé, vidé et finalement éventré son sac, nous avons conclu qu’ils étaient restés à la maison. Avant même le début des Jeux de Vancouver, Genève a donc eu droit à toute une prestation olympique quand ils ont vu le pauvre sans-billet sans-dessein canadien traverser le Pont du Mont Blanc à l’aller comme au retour dans ce qui aura été la course de sa vie.
Train
Quelques minutes après avoir traversé la frontière italienne j’ai aperçu la tronche d’un golden retriever au bout d’une laisse tenue par un douanier. Déguisé en «expert en stupéfiants», le sympatique animal semblait beaucoup plus intéressé par mon sandwich au jambon que par quelque substance illicite que ce soit.
Arrivée
En sortant de l’impressionnante Stazione Centrale j’ai vite réalisé que j’étais en Italie. Non pas grâce aux nombreuses publicités annonçant l’arrivée du nouveau burger McItaly mais plutôt à cause de ma brutale expérience en tant que piéton. À la vue d’un être humain traversant la rue, l’automobiliste suisse s’immobilise au moins 50 mètres à l’avance. À la vue d’un être humain traversant la rue, l’automobiliste italien accélère.
Disparition
En face du Duomo, j’ai perdu Mimi. Entre deux photographies de la cathédrale…pouf!…elle a disparu. J’ai d’abord attendu en plein coeur de la place. Même si la foule était plutôt éparpillée, je n’arrivais pas à la retrouver. 5 minutes ont passé. Puis 10. Quand ça a fait 15 minutes j’ai commencé à m’inquiéter sérieusement. Grand fan de Jack Malone et sa bande je savais beaucoup trop bien qu’il y a des gens qui disparaissent sans laisser de trace. Après 20 minutes c’est la panique qui a pris le dessus. C’était-elle faite kidnappée? Ou embarquée par des policiers corrompus? Ou peut-être était-ce moi qui délirait? Peut-être avais-je voyagé seul depuis le début? La schizophrénie frappe jusque dans la trentaine vous savez.
La fugueuse a finalement été retrouvée aux abords de la cathédrale. C’est parfois fort l’appel du Seigneur.
Le Duomo
La superbe cathédrale gothique est sans contredit l’attraction principale à Milan. Nous sommes d’abord allés à l’intérieur pour observer une messe. Mes marmonnement de prières en italien nous ont sans doute permis de passer pour des locaux. Jusqu’à ce qu’un responsable vienne me dire d’enlever ma tuque.
Je n’ai pourtant sjamais lu d’interdiction par rapport au couvre-chef dans la Bible. Peut-être n’ai-je pas saisi une parabole traitant du sujet? De toute façon c’est facile à dire pour des gens qui habitent Jérusalem. À Milan, en février, on se les gèle.
La dernière Cène
Pour admirer un des tableaux les plus populaires de la planète, La Cène de Léonard De Vinci, il faut réserver plusieurs mois à l’avance. Pas de chance pour nous. Nous n’avions pas de billets. Par contre je me suis imaginé le tableau dans ma tête. Et c’était vraiment très beau.
Bouffe
Pâtes, escalopes de veau, cappuccini, tiramisus, on a bien profité de l’excellente gastronomie italienne. Je n’ai pas senti le besoin de goûter au McItaly.
Magasinage
Milan est la ville du shopping. Mimi était heureuse. Moi aussi, conséquemment. Sauf qu’après deux minutes dans un magasin de souliers je vire fou. Ça doit être l’odeur du petit protecteur de cuir en spray que l’osti de fatiguant le préposé essaie tout le temps de te vendre qui me monte au cerveau. Malgré tout, j’ai suivi Mimi dans toutes les boutiques de la ville. C’était la Saint-Valentin après tout. D’ailleurs elle est «tombée en amour» avec plusieurs pièces de vêtements. Ça reste pour moi un mystère féminin.








