Archive for the ‘Voyages’ Category

Milan

Tuesday, February 16th, 2010

Départ
À la gare Cornavin, 30 minutes avant le départ du train pour Milan, j’ai demandé à Mimi de vérifier les billets, «juste au cas». Après avoir fouillé, vidé et finalement éventré son sac, nous avons conclu qu’ils étaient restés à la maison. Avant même le début des Jeux de Vancouver, Genève a donc eu droit à toute une prestation olympique quand ils ont vu le pauvre sans-billet sans-dessein canadien traverser le Pont du Mont Blanc à l’aller comme au retour dans ce qui aura été la course de sa vie.

Train
Quelques minutes après avoir traversé la frontière italienne j’ai aperçu la tronche d’un golden retriever au bout d’une laisse tenue par un douanier. Déguisé en «expert en stupéfiants», le sympatique animal semblait beaucoup plus intéressé par mon sandwich au jambon que par quelque substance illicite que ce soit.

Arrivée
En sortant de l’impressionnante Stazione Centrale j’ai vite réalisé que j’étais en Italie. Non pas grâce aux nombreuses publicités annonçant l’arrivée du nouveau burger McItaly mais plutôt à cause de ma brutale expérience en tant que piéton. À la vue d’un être humain traversant la rue, l’automobiliste suisse s’immobilise au moins 50 mètres à l’avance.  À la vue d’un être humain traversant la rue, l’automobiliste italien accélère. 

Disparition
En face du Duomo, j’ai perdu Mimi. Entre deux photographies de la cathédrale…pouf!…elle a disparu. J’ai d’abord attendu en plein coeur de la place. Même si la foule était plutôt éparpillée, je n’arrivais pas à la retrouver. 5 minutes ont passé. Puis 10. Quand ça a fait 15 minutes j’ai commencé à m’inquiéter sérieusement. Grand fan de Jack Malone et sa bande je savais beaucoup trop bien qu’il y a des gens qui disparaissent sans laisser de trace. Après 20 minutes c’est la panique qui a pris le dessus. C’était-elle faite kidnappée? Ou embarquée par des policiers corrompus? Ou peut-être était-ce moi qui délirait? Peut-être avais-je voyagé seul depuis le début? La schizophrénie frappe jusque dans la trentaine vous savez.

La fugueuse a finalement été retrouvée aux abords de la cathédrale. C’est parfois fort l’appel du Seigneur.

Le Duomo
La superbe cathédrale gothique est sans contredit l’attraction principale à Milan. Nous sommes d’abord allés à l’intérieur pour observer une messe. Mes marmonnement de prières en italien nous ont sans doute permis de passer pour des locaux. Jusqu’à ce qu’un responsable vienne me dire d’enlever ma tuque. 

Je n’ai pourtant sjamais lu d’interdiction par rapport au couvre-chef dans la Bible. Peut-être n’ai-je pas saisi une parabole traitant du sujet? De toute façon c’est facile à dire pour des gens qui habitent Jérusalem. À Milan, en février, on se les gèle.

La dernière Cène
Pour admirer un des tableaux les plus populaires de la planète, La Cène de Léonard De Vinci, il faut réserver plusieurs mois à l’avance. Pas de chance pour nous. Nous n’avions pas de billets. Par contre je me suis imaginé le tableau dans ma tête. Et c’était vraiment très beau.

Bouffe
Pâtes, escalopes de veau, cappuccini, tiramisus, on a bien profité de l’excellente gastronomie italienne. Je n’ai pas senti le besoin de goûter au McItaly.

Magasinage
Milan est la ville du shopping. Mimi était heureuse. Moi aussi, conséquemment. Sauf qu’après deux minutes dans un magasin de souliers je vire fou. Ça doit être l’odeur du petit protecteur de cuir en spray que l’osti de fatiguant le préposé essaie tout le temps de te vendre qui me monte au cerveau. Malgré tout, j’ai suivi Mimi dans toutes les boutiques de la ville. C’était la Saint-Valentin après tout. D’ailleurs elle est «tombée en amour» avec plusieurs pièces de vêtements. Ça reste pour moi un mystère féminin.

le_duomo

Terreur dans les Alpes

Thursday, January 21st, 2010

Mimi et moi avons eu notre première expérience de ski dans les Alpes en fin de semaine dernière. En voici le récit. Et si vous vous posez la question, oui, je fais un usage abusif du passé simple. Il faut bien redonner un peu de dignité au mal-aimé de la langue parlée.

Aussitôt embarqués dans le bus, nous nous assîmes dans le banc des innocents. Non pas tant pour parler au chauffeur que pour admirer le paysage entre Genève et les Alpes de Haute-Savoie. Mimi se contenta d’admirer l’intérieur de ses paupières pour la majeure partie du voyage.

Je l’enviai un peu au moment où la forte pluie se transforma en forte neige et où les virages en tête d’épingle, à flanc de montagne, furent négociés par un chauffeur affairé à lire ses courriels sur son cellulaire.

En arrivant à Flaine nous nous précipitâmes vers le magasin de location. Lorsque la préposée nous annonça qu’il en coûtait 40 euros (=60 dollars) pour louer un équipement, la pièce fut envahie d’une forte odeur d’anarque.

Nous quittâmes sans dire un mot et trouvâmes la même chose pour la moitié du prix.

Après une descente plutôt facile, je tentai de convaincre Mimi d’essayer une piste rouge. Ma technique porta fruits. En fait, elle consista à ne rien lui dire. À ma grande surprise elle n’eut aucun problème tout au long du parcours (mis à part une collision mineure avec un autre skieur, immobilisé en côté de piste).

Nous prîmes ensuite une télécabine qui nous amena tout au haut du sommet, à 2490 mètres d’altitude. Nous fûmes émerveillés par la splendeur du paysage. Un grand désert blanc, sans arbre, avec des montagnes à 360 degrés. 

Je me régalai de toute cette poudreuse en me disant que c’était peut-être ici le paradis.

L’extase fut de courte durée et je revins les deux skis sur terre assez rapidement. 150 mètres plus bas, nous fûmes piègés par un épais brouillard. Sans doute par peur de m’étouffer, mon premier réflexe fut d’arrêter de respirer (méchant bon réflexe, me direz-vous).  La panique s’empara graduellement de moi. L’air se faisant rare, je n’arrivai plus à trouver mon souffle. Impossible de voir à plus de 30 centimètres devant moi. Ne pouvant anticiper la pente, je chutai. Mon rythme cardiaque devint incontrollable. J’appellai Mimi. Pas de réponse. J’enlevai mes lunettes dans l’espoir de m’orienter. Rien n’y fit. Complètement désorienté, je me questionnai à savoir si j’étais encore dans la piste. Me rappelant les avertissement d’avalanche du matin, je finis par penser que j’en étais peut-être une victime.  Aucun autre skieur en vue. Que du brouillard devant les yeux. Aucun bruit, sauf celui de ma respiration. Je me demandai si Mimi était devant ou derrière moi. La peur m’envahit. Je me résigner à  attendre dans cet enfer blanc.   

Après de longues minutes, je vis enfin une ombre à quelques mètres derrière moi. Je compris à mon grand soulagement qu’il s’agissait de Mimi. Elle déboula tranquillement jusqu’à moi. Nous reprîmes notre route à tâtons, priant pour éviter une falaise.

Puis comme il était venu, le brouillard disparut. Le ciel redevint bleu. Nous fûmes sauvés.

Bon ok, j’en ai peut-être mis un peu…

flaine-ski

Coffee Shop

Monday, December 14th, 2009

J’étais à Amsterdam avec Mimi en fin de semaine passée. La ville est bien connue pour ses canaux, son Red Light District (avec les prostituées aux vitrines), ainsi que ses populaires coffee shops.  

Dans ces derniers, il est possible d’acheter de la mari ou du hash en petite quantité. Il suffit de demander à voir le menu. Les prix varient normalement entre 7 et 15 euros le gramme, dépendamment de la variété de cannabis choisie. Pour les néophytes, il est possible de commander un joint, roulé au préalable. Les gourmands peuvent aussi “soulager leur estomac” avec un brownies au pot.

Si se geler la tête n’est pas votre truc, il existe un vaste choix de café et liqueurs douces. Par contre, on n’y sert pas d’alcool. Et paradoxalement, la cigarette y est interdite. En effet, la seule substance dont on autorise la combustion est le cannabis.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les coffee shops sont des endroits plutôt sympatiques ressemblant à n’importe quel autre pub ou café. J’ai d’ailleurs vu une mémé y entrer, se commander un cappuccino et un de ces fameux brownies. J’espère juste qu’elle savait ce qu’elle faisait. 

amsterdam_coffee_shop_menu

Bacon enrobé de chocolat

Thursday, December 3rd, 2009

J’ai vu une image sur le Web aujourd’hui qui m’a rappelé de bons souvenirs. C’était il y a quelques années, quand j’étais parti sur la côte ouest américaine avec Rick et Baste en auto.

À l’aller, nous avions roulé de Québec à San Diego, avec des haltes au Grand Canyon et au Bryce Canyon. 

Au départ, tout se passe bien, la route est facile. Et il y a de l’action. Tu passes d’abord par Montréal, puis Toronto, ensuite Detroit, puis Chicago. Après Chicago par contre c’est le néant.

D’abord tu te tapes l’Illinois profond. Une longue route droite, interminable. Quand tu en sors enfin, entre deux anti-dépresseurs, tu te butes à l’Iowa. Y’a pas pire trou que l’Iowa.  Des plaines, des pickups, des plaines, des pickups, des plaines, une vache, des plaines, un racoon, des plaines, des plaines, des plaines pis encore des ostis de plaines. C’est tellement plate que tu jongles avec l’idée de caler le 40 onces de Tanqueray que tu viens de t’acheter au duty free quelques heures plus tôt (et tu finis par comprendre les conducteurs Beaucerons).  Tu roules, les yeux fixés sur la route sans fin, motivé tel un malade sous anesthésie générale. C’est quand que tu te mets à avoir hâte d’arriver à Des Moines que tu réalises que ça va pas ben. Comme dirait ma femme, tu as atteint le fond du rouleau.

Quand tu arrives enfin au truck stop de Des Moines, t’es fou comme d’la marde. Tu parkes ta petite Chrysler entre deux 4×4 jackés et tu pénètres dans le royaume du mongole. Tu te rends rapidement compte que la réalité ne correspond pas à l’endroit dont tu as rêvé durant les 5 dernières heures. Trop pressé de sacrer le camp au plus vite, tu commandes ton burger, ta frite et ton Coke, et tu quittes l’endroit, sans même remarquer le deal sur les délicieuses tranches de bacon enrobées de chocolat qui trainaient sur le comptoir.

Ah, voici la photo, prise à Des Moines, qui m’a rappelé ces délicieux souvenirs.

Paella à Barcelone

Sunday, November 22nd, 2009

À Barcelone, nous avons visité quelques-unes des nombreuses constructions d’Antoni Gaudí: la Sagrada Família, la Casa Batlló et la Casa Milà. Tout près de cette dernière, nous nous sommes arrêtés sur une terrasse, en parfaits touristes, pour déguster une paella.  

Dans un menu “sans prix” nous commandons deux paellas, Mimi prenant le soin de s’assurer auprès du serveur que son choix ne contient pas de seafood.

Après 45 minutes d’attente, les deux plats à l’apparence douteuse font leur apparition sur la table aux côtés de deux bocks de Coke bien flats. Dégageant une odeur se situant entre une toilette chimique d’Expo-Québec et la carcasse d’un rat en état de décomposition avancée, les paellas provoquent en nous plusieurs convulsions et une montée en bouche soudaine du contenu de nos estomacs.

Mimi est la plus mal en point. Sa paella est saturée de moules, calmars et quelques autres poissons tout aussi avariés les uns que les autres.

Elle appelle le serveur et lui dit: «Excuse me sir, I asked for a paella with no seafood but this one is clearly full of it!» Le serveur de lui répondre: «No, no, no. Look! No seafood! It’s the only no-seafood-plate we have.» Décidémment la langue anglaise lui joue des tours. Il confond les mots seafood et crevette.

Devant l’intransigeance du serveur nous nous résignons à jouer avec notre nourriture. C’est alors qu’une Gitane commence à tourner autour de la terrasse, demandant eau, nourriture ou argent, avant d’être rapidement repoussée  par quelques snobinards de la même manière que l’on chasse un indésirable pigeon.

Mimi l’invite à s’asseoir à notre table. Elle lui fait comprendre qu’elle n’a pas aimé la paella. Loin de partager notre opinion sur la qualité de la nourriture, la gitane empifre tout. En moins de deux minutes. Elle remercie Dieu dans sa langue et quitte rapidement, craignant sans doute l’arrivée immédiate du serveur.

Quelques instants plus tard, le diable revient effectivement avec la facture:
2 x Paella: 32 euros
2 x Coke: 12 euros
Total: 44 euros (70$ canadiens)

Je ne sais pas encore trop quoi penser de toute ça.

paella

Miss Bacon

Monday, October 5th, 2009

Pour terminer mon récit de la croisière scandinave, j’aimerais simplement ajouter que les deux derniers jours ont été perturbés par une tempête. À un certain moment, le bateau n’avançait pratiquement plus. Je suis allé me peser sur la balance au gym et mon poids oscillait entre 120 et 200 livres selon si on était dans le haut ou le creux de la vague. Nabuchodonosor nous a dit qu’il avait déjà vu pire. Yeah right!

Ah et avant que j’oublie, la fameuse Miss Bacon et bien c’est la femme que j’ai mariée. 

bacon

Croisière - Jour 5

Sunday, September 20th, 2009

7:00
Je dors toujours. Le Grand Princess jette l’ancre à quelques centaines de mètres du port d’Helsingborg en Suède. Pour atteindre la terre ferme, il nous faudra prendre une petite navette.

8:08
Je me fait doucement violemment réveiller par une Mimi en panique qui a peur de tout rater.

8:12
Je me rends au buffet. Je garnis mon assiette de quelques petites mises en bouche: omelette, patates, crêpes et saumon fumé.

8:14
Je réalise que Miss Bacon est juste devant moi. Sans dire un mot, elle prend la pince, saisit 5-6 tranches de bacon et les dépose dans mon assiette. Elle me sourit. Je la remercie. Je sens l’électricité passer entre nous.

8:57
Mimi et moi embarquons à bord d’une petit bateau qui nous mène au port d’Helsingborg. La mer est houleuse. Trop houleuse. Le saumon fumé est sur le point de retourner à la mer.

9:11
Nous visitons la petite ville suédoise. Nous nous rendons entre autres sur le toit d’une tour fortifiée offrant une magnifique vue sur la ville, la mer et le Danemark juste en face.

12:03
Je m’achète un aimant en forme d’élan, animal très populaire en Suède. De notre côté de l’Atlantique, on appelle ça un orignal.

12:37
Je fouille dans mes poches… aucune trace dudit élan. Diantre! Mon seul souvenir de Suède!

12:50
Je retourne à un dépanneur que j’ai visité plus tôt. L’élan est là, posé sur un comptoir. Dois-je cette chance à l’honnêteté des Suédois ou encore à l’apparence douteuse de mon élan aimant?

13:31
Tout a été vu à Helsingborg. Nous retournons au bateau.

14:24
C’est l’heure du gym de la sieste.

16:01
Mimi va au buffet. Je vais au gym.

16:28
Je réalise que je ne me suis pas du tout entraîné. Je suis plutôt fixé sur ESPN qui présente les faits saillants du baseball. Je vais me mettre un peu d’eau dans les cheveux et Mimi n’y verra que du feu.

21:31
Mimi vient de commander son troisième sorbet à la mangue. La fin du souper approche.

22:02
Nous nous rendons dans un des nombreux spas du bateau. L’endroit est inoccupé.

22:10
Nous sommes rejoints par un groupe de chinoises. Disons que ça gâche un peu le romantisme.

22:14
Mimi saute dans la piscine qui permet de nager contre le courant. Le courant a le dessus.

22:22
Mimi fait la pitre sur le bord de la piscine.

22:23
Mimi prend une débarque historique. Elle déboule environ 5 marches avant d’aller s’écraser dans l’eau.

22:24
Tel un Mitch Buchannon, je me lance à son secours.

23:01
Après un petit séchage, nous nous rendons au casino. Ce soir c’est le Poker Night. Les mises minimales ont été abaissées à 3$ sur toutes les tables de poker se jouant contre le croupier (Caribbean Stud, Let It Ride et Three Card Poker). Le joueur qui obtient la meilleure main au cours de la soirée remporte un prix spécial.

23:26
Je tente ma chance au Let It Ride. Je me fais expliquer le fonctionnement des bonus par un joueur russe qui multiplie les blagues à la table. Même s’il alterne entre l’anglais et le russe, je ris toutes ses jokes. 

23:33
Full house. Yé! 150$. Ça rembourse presque mes pertes antérieures. Mon ami russe me rappelle que si j’avais joué tous les bonus au maximum, j’aurais gagné deux fois plus. Juste un ti-peu déplaisant. J’arrête de rire de ses jokes, en tout cas celles en russe.

 

 suede_drapeau

Croisière - Jour 4

Thursday, September 17th, 2009

8:15
Le premier waking call me réveille. Le bateau accoste tranquillement dans le port de Copenhague.

9:00
Le deuxième waking call me réveille. On peut voir ça comme un snooze pré-programmé.

9:28
Je vais déjeuner au buffet. Je me sers des oeufs, des gaufres, du bacon anglais, une omelette espagnole, du melon, des hash browns et du fromage.

9:29
Je croise Miss bacon et son habituelle assiette débordante de bacon. Elle me sourit.

10:03
Je débarque du bateau avec Mimi. Nous marchons jusqu’à la Petite Sirène, une attraction majeure à Copenhague. Nous apprenons que la statue va bientôt voyager en Chine pour une exposition. Les Danois prévoient également transporter plusieurs centaines de litres d’eau afin que la sirène ne soit pas trop dépaysée et également pour montrer aux Chinois à quel point l’eau est propre au Danemark. D’après moi les Chinois vont être en beau criss.

11:08
Nous nous promenons dans les superbes rues de Copenhague. Tout est extrêmement beau.

11:11
Je réalise que la ville déborde de belles Danoises blondes aux yeux bleus. Les Suèdoises peuvent aller se rhabiller (façon de parler).

11:37
Nous nous arrêtons à la banque afin de nous procurer des couronnes danoises. Pour faire la conversion en dollars canadiens, il suffit de diviser les prix par 5.

12:03
Nous embarquons pour une mini-croisière sur les canaux de Copenhague. Le guide nous apprend qu’autrefois les soldats danois se voyaient remettre 15 litres de bière par jour puisque l’eau de  la ville n’était pas propre à la consommation. Ça devait être beau.

13:06
Mimi se commande un Pad Thai dans le magnifique quartier Nyhavn.

13:46
Nous attendons toujours après le Pad.

14:16
Le Pad s’est rapidement frayé un chemin jusque dans le fond de nos estomacs. Nous partons à la découverte de la ville à pied.

17:12
Mimi s’achète une Carlsberg pour la route du retour. Une belle blonde aux yeux bleus qui boit une Carlsberg dans la rue. On croirait que j’ai épousé une danoise.

18:03
En pénétrant dans notre chambre, d’une propreté impeccable grâce aux bons soins de Dromaldor, nous apercevons deux cartons bleus posés sur nos oreillers. Intriguant. Sont-ce des enveloppes piégées? Non. Ce sont des invitations de la part du capitaine pour un cocktail. Ça y’est, il se sent vraiment chummy depuis la photo avec Mimi. 

19:11
Comme d’habitude, nous allons souper à la salle à manger. Ce soir on a droit à un surf and turf. Ça faisait un bail que je n’avais pas mangé de homard. Disons que ce n’est pas le plat le plus abordable à Genève. Pour dessert, je prends un gateau Sacher et de la crème glacée au café. Je vous avais dit que la bouffe était pas pire sur un bateau?

20:42
De retour à la chambre, Mimi s’endort.

20:43
J’appelle Mike et nous nous donnons rendez-vous à 22:00 sur le pont #15 afin de regarder le film présenté à la belle étoile sur l’écran géant.

20:51
Je regarde les stats de navigation sur la télé. Rien de vraiment passionnant. Nous sommes toujours accostés à Copenhague. 

22:00
Je me rends sur le pont #15, le Sun deck pour les intimes. Je me commande un Coke diète tout en me demandant si je vais manger de la pizza ou du popcorn devant le film.

22:01
L’endroit m’apparaît désert. Je retrouve Mike. Nous apprenons que la présentation du film a été annulée en raison d’une demande des autorités danoises. J’aimerais bien provoquer une émeute. Malheureusement on est à peu près 5 sur le pont.

22:12
Je me promène avec Mike dans le port de Copenhague. Le bateau ne repart qu’à 4:00 am.

23:58
Je vais me coucher.

00:15
Je rêve à Miss Bacon, en habit de sirène.

copenhague

Croisière - Jour 3

Monday, September 14th, 2009

12:32
Nous nous levons tardivement car aujourd’hui nous allons passer la journée en mer. Ce soir c’est aussi la soirée du capitaine. Bordel, je dois m’acheter une cravate.

13:37
Je me décide enfin à aller au gym. J’en sors avec un petit mal de coeur. J’aurais pas dû essayer de bencher 250 livres.

14:36
Je vais me commander une pizz au bar à pizz avec Mimi qui elle aussi se commande une pizz au bar à pizz.

15:45
En passant devant une des deux salles de spectacle, nous remarquons qu’une partie de bingo est sur le point de commencer. Mimi, Mike, ma mère et moi ne pouvons rater un tel événement. J’achète 3 cartes ainsi que le marqueur à bingo.

16:01
L’animateur annonce: B11…sexy legs! La foule se met à siffler. Ok d’accoooord…

16:05
L’animateur annonce: I22…two little ducks! La foule se met à faire le bruit du canard: quack! quack! quack! Ok d’accoooord, je crois que vais y aller…

16:34
Mimi et moi allons faire une marche sur le pont #7 avec Mike le marin. Il est possible de faire un tour complet du bateau sur la promenade. Ayant passé sa vie sur les bateaux, il répond à nos questions les plus farfelues.

17:07
Je vais près de la piscine à l’arrière du bateau pour écrire ce journal pendant que Mimi ingurgite quelques Dos Equis en admirant la superbe vue que nous offre la mer.

18:34
Ma mère, Mimi et Mike savourent la bouteille de champagne apportée dans nos baggages pour l’occasion. Moi qui pensait qu’on allait la fracasser sur la coque.

19:32
Nous nous rendons au cocktail du capitaine dans le hall principal. Alors que la foule se bouscule pour serrer la main du capitaine, Mimi passe à côté et demande s’il est possible d’avoir une photo. Il accepte. Click click. J’immortalise le moment: Mimi la groupie avec le capitaine du Grand Princess. 

20:00
Le capitaine fait son discours. Nous apprenons que 52 nationalités différentes sont représentées sur le bateau. Cool. J’avais l’impression qu’il y avait juste des British.

20:39
Pour l’occasion, on nous sert du filet mignon au souper. Miam!

21:03
Je commande un dessert. Mimi prétend qu’elle n’a plus faim. Elle ne veut rien.

21:11
Mimi me vole mon dessert.

21:15
Mimi empiffre 8  des 10 mini-fours que le serveur vient d’apporter à la table. J’ai épousé un ogre.

22:30
Nous assistons à un spectacle de magie. Évidemment on nous fait le coup de la femme sciée en deux ainsi que le truc de la fausse main. Je suis toutefois très impressionné par la rapidité de l’illusionniste avec les cartes à jouer. Si je le vois à la table de poker ce soir je me casse.

23:33
Je retrouve Russell et sa bande pour une partie de no-limit Texas holdem à 1$/2$.

23:36
Je double ma mise initiale de 50$.

23:50
Une nouvelle main est distribuée. Lorsque la flop tombe, je possède la top pair et je suis à une carte de la flush et de la straight. Je parie. Russel l’Anglais, qui a tendance à jouer n’importe quoi, me relance de 25$. Je call. Le turn n’offre rien de bon. La river non plus. Une straight est possible si quelqu’un possède un 7 et un 8. Je check. Russell parit 25$. Il veut décidémment me coucher. Ayant toujours la top pair je call. Russel dévoile un 7 et un 8 pour la straight. Il me sourit et me lance un sympatique: thank you mate! Tabarn…

23:56
Je retrouve Mimi qui joue à Hoot Loot. Pour noyer ma peine, je cale mon verre de Coke diète.

2:01
J’appelle le room service et je fais livrer des sandwichs et du café. À part l’alcool, tout est gratuit sur un bateau de croisière.

2:16
Les sandwichs et le café arrivent. Je réalise qu’il est 2:15 am. Mais pourquoi ai-je donc commandé du café?

bingo

Croisière - Jour 2

Saturday, September 12th, 2009

7:01
Mimi et moi sommes toujours dans les confortables bras de Morphée. Pendant ce temps, le Grand Princess  fait une douce entrée dans le port de Zeebruges en Belgique.

7:30
Le téléphone sonne. Tiens tiens, c’est louche. Je n’attends pourtant pas d’appel. Je prends mon courage à deux mains et je réponds à ce qui est fort probablement l’appel d’un maniac sanguinaire. Alloooo?
- This is your waking call sir.
Ah, je l’avais oublié celui-là.

7:31
Mimi est déjà prête. Elle me demande de me grouiller.

8:03
Nous montons au buffet pour le déjeuner. Je me sers une assiette composée d’oeufs, de jambon, de pain doré, de toasts et de fruits. C’est en revenant vers la salle à manger que je croise Miss Bacon. Elle se promène, tout sourire, avec une assiette garnie d’une montagne de bacon. Le mot abus prend tout son sens.

10:11
Nous nous rendons en train à Bruges et débutons notre visite de cette jolie ville réputée pour ses canaux, sa dentelle et ses jouets de bois.

10:32
Ma mère boit un chocolat chaud si délicieux qu’il lui en donne les larmes aux yeux.

12:35
Je goûte à la véritable gaufre belge. Mon verdict est sans équivoque, les Belges sont les meilleurs dans le domaine.

12:38
Je goûte à ma deuxième véritable gaufre belge.

12:40
Je songe sérieusement à goûter à ma troisième véritable gaufre belge. Je me garde toutefois une petite gêne.

13:28
Nous visitons les multiples canaux qui traversent la ville de Bruges à bord d’une petite embarcation. Magnifique.

15:37
Nous retournons à notre chambre sur le bateau de croisière. De petits chocolats ont été déposés sur nos oreillers. Je suspecte fortement Dominildor.

16:03
Mimi s’endort sur le lit. Je me dis qu’il faudrait que j’aille au gym. Je m’endors sur le lit.

18:09
Nous prenons l’apéro sur notre balcon pendant que le bateau navigue vers sa prochaine destination: Copenhague.

19:13
Nous allons souper à la salle à manger. Nous avons droit, encore une fois, à un repas 5 étoiles. Ça y’est, je vais prendre 20 livres dans ce voyage.

20:36
Mimi, Mike et moi nous rendons à la discothèque pour un petit drink. Le Skywalker nightclub est perché au dernier étage du bateau, juste au dessus de la piscine arrière. Bien installés dans les fauteuils d’un petit salon, nous admirons la vue à 360 degrés qui nous est offerte. Si je buvais encore, j’aurais définitivement opté pour un bourbon.

22:30
Nous assistons au spectacle de l’humoriste britannique Ricky Jay au théâtre du bateau. Je comprends un gros 20% des jokes. Le reste du temps je fais semblant de rire.

23:39
Nous faisons un petit détour par le casino. Mimi y fait la découverte d’une machine à sous très amusante plutôt stressante: Hoot Loot. À chaque spin on entend un animal quelconque s’époumoner. Les bouchons pour oreilles sont de mise. De mon côté, j’ai tenté ma chance au Fun Blackjack, une variante du blackjack. Au Fun Blackjack, on voit les deux cartes du croupier avant de prendre quelque décision que ce soit. Par contre, lors d’une égalité, le croupier gagne. Au final c’est pas si “l’fun” que ça. Je perds 40 piastres en 10 minutes.

01:31
J’ai soudainement une petite fringale. Je demande à Mimi si elle veut aller au buffet de nuit. Elle hésite car elle n’a pas beaucoup faim.

1:37
Mimi déguste une grande assiette pleine de côtes levées.
 

gaufre