Archive for the ‘Voyages’ Category

Les Catacombes

Saturday, May 1st, 2010

Il y a deux semaines j’étais à Paris avec Mimi afin de voir une des dernières représentations du spectacle de l’excellent Gad Elmaleh. D’ailleurs c’est probablement le seul Français capable d’imiter l’accent québécois sans se ridiculiser.

Le lendemain du spectacle nous avons voulu faire quelque chose de différent. Pis pour faire différent ça a fait différent en sacrament. Nous sommes allés voir les fameuses catacombes de Paris.

Avant de commencer la visite (non guidée), on vous averti que le site n’est pas recommandé pour les gens cardiaques, ceux ayant des problèmes respiratoires et les gens sensibles. L’ossuaire peut notamment s’avérer être une expérience traumatisante. Bref, on fait tout pour vous mettre en confiance. Vous entrez dans un petit immeuble discret, on vous pointe un étroit escalier en colimaçon et vous y allez.

La descente est longue et étourdissante. Vous descendez plus bas que les égouts, plus bas que le métro, plus bas qu’à peu près tout. À un moment vous vous demandez si nous n’avez pas acheté un billet pour un voyage au centre de la terre. Quand l’escalier s’arrête enfin, vos jambes tremblent de façon incontrôlable.

Vous vous retrouvez au bout d’un long couloir sombre. Si vous possédez l’amulette du dragon, rendez-vous à la page 236. L’air est humide et lourd. Presque irrespirable. Tout à coup vous vous sentez cardiaque, souffrant de problèmes respiratoires et très sensible.

Les murs sont étroits. Le plafond est bas. Vous avancez dans la pénombre. Le couloir n’en finit plus. Parfois il bifurque à gauche, d’autres fois à droite. Une seule certitude: il n’y a aucun échapatoire. Il faut avancer. Vous finissez par avoir peur de jamais plus revoir la lumière du jour. Au-dessus de vous se trouve Paris, avec ses cafés et ses jolies rues. Mais dans votre prison souterraine, vous avez réellement l’impression d’être en enfer.

Plus vous marchez, plus votre sortie devient improbable. Et votre tête se met en marche, au moment où vous en avez le moins besoin. L’ossuaire va-t-il me traumatiser? Qu’arrivera-t-il si je prends panique? Évidemment, sans vous l’avouer, la panique, vous la ressentez depuis un criss de boute.

Après 30 minutes de claustrophobie dans les tunnels infinis,  vous vous retrouvez devant une entrée fort peu invitante. Il y est gravé à même la pierre: ARRÊTE! C’EST ICI L’EMPIRE DE LA MORT.

Malgré votre coeur qui bat à tout rompre vous pénétrez dans l’empire de la mort. Les couloirs, un peu plus larges, sont garnis de milliers d’os et de crânes humains. Les immenses piles de restes humains  se dressent devant vous à perte de vue. Pas moins de 6 millions de Parisiens reposent en paix dans les catacombres.

Étrangement vous retrouvez votre calme. L’endroit est  macabre mais très appaisant.

Vous marchez pendant plusieurs minutes, en vous disant que le crâne que vous venez d’effleurer est peut être celui de Rabelais ou Molière, tous deux y ayant trouvé leur dernière demeure.  

Vous continuez jusqu’à la sortie, gravissez les escaliers pour ainsi vous retrouver dans les rues animées du quartier Montparnasse. Vous vous assisez à la terrasse d’un café, pour reprendre vos esprits. Vous regardez autour de vous et vous appréciez simplement le fait d’être en vie.

catacombes

Moscou – Dernière partie

Monday, April 19th, 2010

La Loubianka

Située tout près de la station de métro ayant été la cible d’une attaque terroriste, la Loubianka est un bel édifice qui ne laisse pas deviner les organisations qu’elle a hébergées.

Siège des services de renseignements soviétiques (Tchéka, Guépéou, NKVD, KGB) et russes (FSB),  la Loubianka a été le le théâtre de tortures, de disparitions et d’exécutions sommaires, notamment lors des grandes purges stalinienne. Les Moscovites en frissonnent encore. 

Moi aussi je frissonnais. Mais surtout parce qu’il faisait frette.

Fleurs

Il y a beaucoup de marchands de fleurs à Moscou. Paraît-il que si vous n’amenez pas de fleurs à votre douce lors d’un rendez-vous, vous vous prenez une gifle.

(Un peu comme quand tu laisses pas de tip à une topless à Vegas, hein Baste?)   

La Place Rouge

C’est l’endroit qui m’a le plus impressionné en Europe. Par sa beauté mais aussi à cause de ce qu’il représente. Lorsque vous arrivez sur la Place Rouge par l’ouest vous apercevez au fond la magnifique basilique de Basile le Bienheureux. Sur votre gauche se trouve le Goum, luxueuse galerie marchande qui a longtemps été le plus grand centre commercial au monde. Sur votre droite se dresse l’imposante forteresse du Kremlin. Et derrière se tient le Musée d’Histoire

Le contraste est frappant. Autant de beauté associée à autant d’atrocités.

On peut d’ailleurs voir le mausolée de Lénine sur la Place Rouge. Le tyran Joseph Staline, lui qui aurait fait entre 4 et 10 millions de victimes avec les répressions contre son propre peuple, repose également en paix à quelques mètres du mausolée.

Retour

La police russe a une très mauvaise réputation. À sa légendaire corruption s’ajoutent de nombreux cas de vols, passages à tabac, extorsion, arrestations abusives, viols et meurtres.

Disons qu’il faut mieux éviter autant que possible les agents de la “paix”.

À 5:00 AM le jour du départ, nous partons en taxi en direction de l’aéroport. Assis confortablement à l’arrière d’une Mercedes noire, nous contemplons la Moscou industrielle plongée dans la pénombre. Peu de véhicules circulent sur le gigantesque autoroute à 7 voie. Le voyage s’est bien passé. Nous sourions.

Soudain nous apercevons une lumière au beau milieu de l’autoroute.  Puis une silhouette. Le chauffeur ralentit. Un gars saoul? Un animal? 

Il s’agit d’un policier. Planté au beau milieu de l’autoroute il pointe des voitures au hasard et leur ordonne de s’arrêter. Notre voiture est foncée, peut-être passerons-nous inaperçu?

Il nous pointe.

Notre chauffeur s’arrête et attend. Quand l’agent arrive à sa hauteur, il prend des billets dans son portefeuille, quitte la voiture sans dire un mot et disparaît dans un sombre local. Les minutes passent. Nous sommes au beau milieu de nulle part, problablement entre deux réservoirs Gazprom.

Le chauffeur revient à son taxi. Il ne semble pas amoché. Il a probablement payé adéquatement. Il redémarre sans dire un mot.

Moscou, intense jusqu’au bout.

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Moscou – Partie 3

Wednesday, April 14th, 2010

Roubles

Pour convertir du rouble en dollars canadien, il faut diviser par 25. Pour convertir du rouble en franc suisse, il faut diviser par 25. Pour convertir du franc suisse en dollars canadien il faut diviser (ou multiplier) par 1.

Palais des Armures – Kremlin

Je n’ai jamais vu autant de richesse que dans ce musée. Il contient une immense collection de trésors accumulés par les tsars et leurs prédécesseurs.

J’ai été particulièrement impressionné par les fameux oeufs de Fabergé. Créés par Pierre-Karl Fabergé pour les tsars qui les offraient à leurs femmes, ces luxueux objets devaient tous contenir une surprise! Véritables chef-d’oeuvres d’ingéniosité, 42 ont survécu au passage du temps sur les 50 qui ont été produits.

Sur les 10 oeufs présents au Palais des Armures j’aurais bien aimé mettre la main sur l’Œuf au transsibérien. Créé en 1900, mesurant 13 centimètres, fait d’onyx, d’or, d’argent, de quartz et d’émail coloré, supporté par trois griffons d’argent plaqué or, l’oeuf est décoré d’une carte du parcours transsibérien où chaque ville-étape est signalée par une pierre précieuse. L’intérieur est agrémenté de velour et contient évidémment la surprise: une locomotive en platine et cinq wagons en or (un pour le courrier, un réservé aux femmes, un wagon fumeur, un non-fumeur ainsi qu’un wagon chapelle). Finalement l’oeuf contient une clé en or permettant de “crinquer” le train pour le faire avancer.

Poupées Russes

Mimi s’est procurée une jolie petite poupée russe plutôt classique. De mon côté j’ai opté pour la “Alexander Ovechkin”. Toutes les poupées encastrées représentent un joueur des Capitals de Washington différent. Bon ok j’avais pas prévu que les Canadiens les affronteraient en première ronde des séries. Ça se pourrait très bien que je la “burne”. Sacrament.

À suivre…(une petite dernière fois)

oeuf_faberge

Moscou – Partie 2

Monday, April 12th, 2010

Nourriture

Dès la première soirée j’ai décidé de mordre à pleines dents dans la gastronomie russe.

Je me suis d’abord mis en appétit avec un succulent bortsch (=soupe à la betterave) accompagné de crème sûre. Excellent!

Ensuite, j’ai poursuivi avec des blinis (= crêpes) au caviar rouge encore une fois assortis de crème sûre. Très bon!

Pour faire passer le tout j’ai eu droit à un rafraîchissant kvas, que je traduirais par « jus de bouts de pain ». Pas si pire (si on fait fi des éléments en suspension)!

Mimi a également été très respectueuse des coutumes russes en absorbant une quantité phénoménale de vodka.

Langue

La langue peut être un défi à Moscou.  Le fait que le russe utilise l’alphabet cyrillique ne simplifie pas les choses. Pour se déplacer dans le métro, il vaut mieux compter les stations. Les gens parlant l’anglais (ou le français) sont assez rares.

Jouer quelques parties de MiMeMo avant le départ peut s’avérer fort utile.

Eau

L’eau n’est pas potable pour les touristes en Russie. On recommande de ne pas rincer sa brosse à dent avec l’eau du robinet, d’éviter les glaçons et de fermer sa bouche dans la douche. En fait la Russie c’est comme le Mexique sauf qu’absolument tout est différent.

Métro

Malgré les récentes attaques terroristes, nous avons tout de même emprunté le métro à quelques occasions. La beauté des différentes stations est incroyable. Marbre,  peintures, mosaïques, sculptures. On se se serait cru dans un hall d’hôtel.  Ça fait changement des rats et de l’odeur de pisse qui caractérisent celui de New York.

À suivre…

blinis

Moscou – Partie 1

Friday, April 9th, 2010

Arrivée

C’est sur les ailes d’Aeroflot, la plus importante compagnie aérienne russe, que débute notre périple. On est accueillis par de jolies hôtesses vêtues de chapeaux et de petits uniformes bleus foncés arborant la faucille et le marteau.

Trois heures et un boeuf Stroganov plus tard, on atterrit à l’aéroport Sheremetyevo II.

À la sortie de l’avion, on se dirige vers les bureaux de l’immigration. De longues files se forment derrière les 5 kiosques ouverts. Les agents ne sont pas pressés. Un seul cas peut facilement prendre plus de 10 minutes. Impossible de changer de file. Si l’agent part en pause, c’est just too bad.

Les gens suent, certains suffoquent. Une mère me demande de l’eau en échange d’un reste de Coca-Cola pour son bébé déshydraté. L’endroit est sombre et déprimant. Les gens poussent. D’autres avions arrivent. Plus de gens s’entassent.

Un homme nous informe que notre calvaire n’est pas fini si on prévoit prendre un taxi. Il estime à 5 heures le temps qu’il nous prendra pour atteindre le centre-ville dans le trafic.

Dans la mêlée Mimi se faufile, passe à la douane et disparaît de l’autre côté de la barrière. Quelques minutes plus tard je la rejoins.

Bienvenue à Moscou.

trafic_moscou

Retour de Russie

Tuesday, April 6th, 2010

Je reviens tout juste d’un voyage de 4 jours à Moscou. Je viens également tout juste d’emménager dans un nouvel appartement dans le quartier Plainpalais.

Entre deux assemblages de meubles Ikea, je partagerai donc avec vous quelques anecdotes de cette première expérience moscovite.

Milan

Tuesday, February 16th, 2010

Départ
À la gare Cornavin, 30 minutes avant le départ du train pour Milan, j’ai demandé à Mimi de vérifier les billets, «juste au cas». Après avoir fouillé, vidé et finalement éventré son sac, nous avons conclu qu’ils étaient restés à la maison. Avant même le début des Jeux de Vancouver, Genève a donc eu droit à toute une prestation olympique quand ils ont vu le pauvre sans-billet sans-dessein canadien traverser le Pont du Mont Blanc à l’aller comme au retour dans ce qui aura été la course de sa vie.

Train
Quelques minutes après avoir traversé la frontière italienne j’ai aperçu la tronche d’un golden retriever au bout d’une laisse tenue par un douanier. Déguisé en «expert en stupéfiants», le sympatique animal semblait beaucoup plus intéressé par mon sandwich au jambon que par quelque substance illicite que ce soit.

Arrivée
En sortant de l’impressionnante Stazione Centrale j’ai vite réalisé que j’étais en Italie. Non pas grâce aux nombreuses publicités annonçant l’arrivée du nouveau burger McItaly mais plutôt à cause de ma brutale expérience en tant que piéton. À la vue d’un être humain traversant la rue, l’automobiliste suisse s’immobilise au moins 50 mètres à l’avance.  À la vue d’un être humain traversant la rue, l’automobiliste italien accélère. 

Disparition
En face du Duomo, j’ai perdu Mimi. Entre deux photographies de la cathédrale…pouf!…elle a disparu. J’ai d’abord attendu en plein coeur de la place. Même si la foule était plutôt éparpillée, je n’arrivais pas à la retrouver. 5 minutes ont passé. Puis 10. Quand ça a fait 15 minutes j’ai commencé à m’inquiéter sérieusement. Grand fan de Jack Malone et sa bande je savais beaucoup trop bien qu’il y a des gens qui disparaissent sans laisser de trace. Après 20 minutes c’est la panique qui a pris le dessus. C’était-elle faite kidnappée? Ou embarquée par des policiers corrompus? Ou peut-être était-ce moi qui délirait? Peut-être avais-je voyagé seul depuis le début? La schizophrénie frappe jusque dans la trentaine vous savez.

La fugueuse a finalement été retrouvée aux abords de la cathédrale. C’est parfois fort l’appel du Seigneur.

Le Duomo
La superbe cathédrale gothique est sans contredit l’attraction principale à Milan. Nous sommes d’abord allés à l’intérieur pour observer une messe. Mes marmonnement de prières en italien nous ont sans doute permis de passer pour des locaux. Jusqu’à ce qu’un responsable vienne me dire d’enlever ma tuque. 

Je n’ai pourtant sjamais lu d’interdiction par rapport au couvre-chef dans la Bible. Peut-être n’ai-je pas saisi une parabole traitant du sujet? De toute façon c’est facile à dire pour des gens qui habitent Jérusalem. À Milan, en février, on se les gèle.

La dernière Cène
Pour admirer un des tableaux les plus populaires de la planète, La Cène de Léonard De Vinci, il faut réserver plusieurs mois à l’avance. Pas de chance pour nous. Nous n’avions pas de billets. Par contre je me suis imaginé le tableau dans ma tête. Et c’était vraiment très beau.

Bouffe
Pâtes, escalopes de veau, cappuccini, tiramisus, on a bien profité de l’excellente gastronomie italienne. Je n’ai pas senti le besoin de goûter au McItaly.

Magasinage
Milan est la ville du shopping. Mimi était heureuse. Moi aussi, conséquemment. Sauf qu’après deux minutes dans un magasin de souliers je vire fou. Ça doit être l’odeur du petit protecteur de cuir en spray que l’osti de fatiguant le préposé essaie tout le temps de te vendre qui me monte au cerveau. Malgré tout, j’ai suivi Mimi dans toutes les boutiques de la ville. C’était la Saint-Valentin après tout. D’ailleurs elle est «tombée en amour» avec plusieurs pièces de vêtements. Ça reste pour moi un mystère féminin.

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Terreur dans les Alpes

Thursday, January 21st, 2010

Mimi et moi avons eu notre première expérience de ski dans les Alpes en fin de semaine dernière. En voici le récit. Et si vous vous posez la question, oui, je fais un usage abusif du passé simple. Il faut bien redonner un peu de dignité au mal-aimé de la langue parlée.

Aussitôt embarqués dans le bus, nous nous assîmes dans le banc des innocents. Non pas tant pour parler au chauffeur que pour admirer le paysage entre Genève et les Alpes de Haute-Savoie. Mimi se contenta d’admirer l’intérieur de ses paupières pour la majeure partie du voyage.

Je l’enviai un peu au moment où la forte pluie se transforma en forte neige et où les virages en tête d’épingle, à flanc de montagne, furent négociés par un chauffeur affairé à lire ses courriels sur son cellulaire.

En arrivant à Flaine nous nous précipitâmes vers le magasin de location. Lorsque la préposée nous annonça qu’il en coûtait 40 euros (=60 dollars) pour louer un équipement, la pièce fut envahie d’une forte odeur d’anarque.

Nous quittâmes sans dire un mot et trouvâmes la même chose pour la moitié du prix.

Après une descente plutôt facile, je tentai de convaincre Mimi d’essayer une piste rouge. Ma technique porta fruits. En fait, elle consista à ne rien lui dire. À ma grande surprise elle n’eut aucun problème tout au long du parcours (mis à part une collision mineure avec un autre skieur, immobilisé en côté de piste).

Nous prîmes ensuite une télécabine qui nous amena tout au haut du sommet, à 2490 mètres d’altitude. Nous fûmes émerveillés par la splendeur du paysage. Un grand désert blanc, sans arbre, avec des montagnes à 360 degrés. 

Je me régalai de toute cette poudreuse en me disant que c’était peut-être ici le paradis.

L’extase fut de courte durée et je revins les deux skis sur terre assez rapidement. 150 mètres plus bas, nous fûmes piègés par un épais brouillard. Sans doute par peur de m’étouffer, mon premier réflexe fut d’arrêter de respirer (méchant bon réflexe, me direz-vous).  La panique s’empara graduellement de moi. L’air se faisant rare, je n’arrivai plus à trouver mon souffle. Impossible de voir à plus de 30 centimètres devant moi. Ne pouvant anticiper la pente, je chutai. Mon rythme cardiaque devint incontrollable. J’appellai Mimi. Pas de réponse. J’enlevai mes lunettes dans l’espoir de m’orienter. Rien n’y fit. Complètement désorienté, je me questionnai à savoir si j’étais encore dans la piste. Me rappelant les avertissement d’avalanche du matin, je finis par penser que j’en étais peut-être une victime.  Aucun autre skieur en vue. Que du brouillard devant les yeux. Aucun bruit, sauf celui de ma respiration. Je me demandai si Mimi était devant ou derrière moi. La peur m’envahit. Je me résigner à  attendre dans cet enfer blanc.   

Après de longues minutes, je vis enfin une ombre à quelques mètres derrière moi. Je compris à mon grand soulagement qu’il s’agissait de Mimi. Elle déboula tranquillement jusqu’à moi. Nous reprîmes notre route à tâtons, priant pour éviter une falaise.

Puis comme il était venu, le brouillard disparut. Le ciel redevint bleu. Nous fûmes sauvés.

Bon ok, j’en ai peut-être mis un peu…

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Coffee Shop

Monday, December 14th, 2009

J’étais à Amsterdam avec Mimi en fin de semaine passée. La ville est bien connue pour ses canaux, son Red Light District (avec les prostituées aux vitrines), ainsi que ses populaires coffee shops.  

Dans ces derniers, il est possible d’acheter de la mari ou du hash en petite quantité. Il suffit de demander à voir le menu. Les prix varient normalement entre 7 et 15 euros le gramme, dépendamment de la variété de cannabis choisie. Pour les néophytes, il est possible de commander un joint, roulé au préalable. Les gourmands peuvent aussi “soulager leur estomac” avec un brownies au pot.

Si se geler la tête n’est pas votre truc, il existe un vaste choix de café et liqueurs douces. Par contre, on n’y sert pas d’alcool. Et paradoxalement, la cigarette y est interdite. En effet, la seule substance dont on autorise la combustion est le cannabis.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les coffee shops sont des endroits plutôt sympatiques ressemblant à n’importe quel autre pub ou café. J’ai d’ailleurs vu une mémé y entrer, se commander un cappuccino et un de ces fameux brownies. J’espère juste qu’elle savait ce qu’elle faisait. 

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Bacon enrobé de chocolat

Thursday, December 3rd, 2009

J’ai vu une image sur le Web aujourd’hui qui m’a rappelé de bons souvenirs. C’était il y a quelques années, quand j’étais parti sur la côte ouest américaine avec Rick et Baste en auto.

À l’aller, nous avions roulé de Québec à San Diego, avec des haltes au Grand Canyon et au Bryce Canyon. 

Au départ, tout se passe bien, la route est facile. Et il y a de l’action. Tu passes d’abord par Montréal, puis Toronto, ensuite Detroit, puis Chicago. Après Chicago par contre c’est le néant.

D’abord tu te tapes l’Illinois profond. Une longue route droite, interminable. Quand tu en sors enfin, entre deux anti-dépresseurs, tu te butes à l’Iowa. Y’a pas pire trou que l’Iowa.  Des plaines, des pickups, des plaines, des pickups, des plaines, une vache, des plaines, un racoon, des plaines, des plaines, des plaines pis encore des ostis de plaines. C’est tellement plate que tu jongles avec l’idée de caler le 40 onces de Tanqueray que tu viens de t’acheter au duty free quelques heures plus tôt (et tu finis par comprendre les conducteurs Beaucerons).  Tu roules, les yeux fixés sur la route sans fin, motivé tel un malade sous anesthésie générale. C’est quand que tu te mets à avoir hâte d’arriver à Des Moines que tu réalises que ça va pas ben. Comme dirait ma femme, tu as atteint le fond du rouleau.

Quand tu arrives enfin au truck stop de Des Moines, t’es fou comme d’la marde. Tu parkes ta petite Chrysler entre deux 4×4 jackés et tu pénètres dans le royaume du mongole. Tu te rends rapidement compte que la réalité ne correspond pas à l’endroit dont tu as rêvé durant les 5 dernières heures. Trop pressé de sacrer le camp au plus vite, tu commandes ton burger, ta frite et ton Coke, et tu quittes l’endroit, sans même remarquer le deal sur les délicieuses tranches de bacon enrobées de chocolat qui trainaient sur le comptoir.

Ah, voici la photo, prise à Des Moines, qui m’a rappelé ces délicieux souvenirs.


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