Archive for the ‘Bouffe’ Category

Le Goji

Sunday, April 25th, 2010

Un ami pharmacien m’a recommandé le goji. Il s’agit d’un petit fruit séché de couleur orange qui aurait d’exceptionnelles vertus médicinales. Certains affirment qu’il s’agit du fruit de l’immortalité. Une légende raconte d’ailleurs qu’un docteur chinois aurait vécu plus de 250 ans en consommant quotiennement le petit fruit.

Je ne crois pas à cette foutaise…mais j’en ai quand même acheté pour 15 piastres ce matin.

goji

Dimanche à Genève

Sunday, January 10th, 2010

C’est sous le regard dégoûté de Mimi que j’ai commencé ma journée en engloutissant deux bagels enduits de fromage bleu et de confiture. Par chance que les goûts ne se discutent pas car j’ai comme l’impression qu’elle m’aurait discuté ça sur un moyen temps.

C’est dimanche. À Genève comme ailleurs en Europe, les dimanches c’est plate. Pis pas à peu près. Tout est fermé. Les rues sont désertes. La ville est en dépression. Beaucoup de Suisses en profitent pour se réunir autour d’un brunch qui dure presque toute la journée.

En Suisse, ma famille c’est Mimi. Et considérant les fortes nausées que provoquent mes bagels au Bleu d’Auvergne, le brunch n’est pas une option viable. Et je suis inflexible sur mes fantaisies culinaires.

Quoi faire alors? Écouter la télé? Trop abrutissant. Lire? Trop fatiguant pour les yeux. Aller en ski? Ça prend une voiture.

Aujourd’hui j’ai trouvé. Les dimanches, ça se passe chez Gilles Desplanches. Ce chocolatier genevois, ouvert le jour du Seigneur, offre 17 variétés différentes de chocolats chauds. J’en reviens tout juste avec Mimi et je dois admettre que c’est divin.

Mais attention ça rend high. En sortant quand j’ai demandé à Mimi quel pays européen elle aimerait visiter prochainement elle m’a répondu… le Japon ou le Liban!  Méchant délire.

gilles_desplanches

Bacon enrobé de chocolat

Thursday, December 3rd, 2009

J’ai vu une image sur le Web aujourd’hui qui m’a rappelé de bons souvenirs. C’était il y a quelques années, quand j’étais parti sur la côte ouest américaine avec Rick et Baste en auto.

À l’aller, nous avions roulé de Québec à San Diego, avec des haltes au Grand Canyon et au Bryce Canyon. 

Au départ, tout se passe bien, la route est facile. Et il y a de l’action. Tu passes d’abord par Montréal, puis Toronto, ensuite Detroit, puis Chicago. Après Chicago par contre c’est le néant.

D’abord tu te tapes l’Illinois profond. Une longue route droite, interminable. Quand tu en sors enfin, entre deux anti-dépresseurs, tu te butes à l’Iowa. Y’a pas pire trou que l’Iowa.  Des plaines, des pickups, des plaines, des pickups, des plaines, une vache, des plaines, un racoon, des plaines, des plaines, des plaines pis encore des ostis de plaines. C’est tellement plate que tu jongles avec l’idée de caler le 40 onces de Tanqueray que tu viens de t’acheter au duty free quelques heures plus tôt (et tu finis par comprendre les conducteurs Beaucerons).  Tu roules, les yeux fixés sur la route sans fin, motivé tel un malade sous anesthésie générale. C’est quand que tu te mets à avoir hâte d’arriver à Des Moines que tu réalises que ça va pas ben. Comme dirait ma femme, tu as atteint le fond du rouleau.

Quand tu arrives enfin au truck stop de Des Moines, t’es fou comme d’la marde. Tu parkes ta petite Chrysler entre deux 4×4 jackés et tu pénètres dans le royaume du mongole. Tu te rends rapidement compte que la réalité ne correspond pas à l’endroit dont tu as rêvé durant les 5 dernières heures. Trop pressé de sacrer le camp au plus vite, tu commandes ton burger, ta frite et ton Coke, et tu quittes l’endroit, sans même remarquer le deal sur les délicieuses tranches de bacon enrobées de chocolat qui trainaient sur le comptoir.

Ah, voici la photo, prise à Des Moines, qui m’a rappelé ces délicieux souvenirs.

Paella à Barcelone

Sunday, November 22nd, 2009

À Barcelone, nous avons visité quelques-unes des nombreuses constructions d’Antoni Gaudí: la Sagrada Família, la Casa Batlló et la Casa Milà. Tout près de cette dernière, nous nous sommes arrêtés sur une terrasse, en parfaits touristes, pour déguster une paella.  

Dans un menu “sans prix” nous commandons deux paellas, Mimi prenant le soin de s’assurer auprès du serveur que son choix ne contient pas de seafood.

Après 45 minutes d’attente, les deux plats à l’apparence douteuse font leur apparition sur la table aux côtés de deux bocks de Coke bien flats. Dégageant une odeur se situant entre une toilette chimique d’Expo-Québec et la carcasse d’un rat en état de décomposition avancée, les paellas provoquent en nous plusieurs convulsions et une montée en bouche soudaine du contenu de nos estomacs.

Mimi est la plus mal en point. Sa paella est saturée de moules, calmars et quelques autres poissons tout aussi avariés les uns que les autres.

Elle appelle le serveur et lui dit: «Excuse me sir, I asked for a paella with no seafood but this one is clearly full of it!» Le serveur de lui répondre: «No, no, no. Look! No seafood! It’s the only no-seafood-plate we have.» Décidémment la langue anglaise lui joue des tours. Il confond les mots seafood et crevette.

Devant l’intransigeance du serveur nous nous résignons à jouer avec notre nourriture. C’est alors qu’une Gitane commence à tourner autour de la terrasse, demandant eau, nourriture ou argent, avant d’être rapidement repoussée  par quelques snobinards de la même manière que l’on chasse un indésirable pigeon.

Mimi l’invite à s’asseoir à notre table. Elle lui fait comprendre qu’elle n’a pas aimé la paella. Loin de partager notre opinion sur la qualité de la nourriture, la gitane empifre tout. En moins de deux minutes. Elle remercie Dieu dans sa langue et quitte rapidement, craignant sans doute l’arrivée immédiate du serveur.

Quelques instants plus tard, le diable revient effectivement avec la facture:
2 x Paella: 32 euros
2 x Coke: 12 euros
Total: 44 euros (70$ canadiens)

Je ne sais pas encore trop quoi penser de toute ça.

paella

Nourriture en boîte de conserve

Tuesday, August 4th, 2009

Dans le vaste marché de la nourriture en boîte, on dirait que certaines compagnies perdent de vue que les produits doivent rester comestibles. Voici quelques exemples frappants:

boite_conserve

Les couilles du Pape

Monday, June 22nd, 2009

Je suis toujours émerveillé par la finesse avec laquelle nos cousins français choisissent leurs noms de produits.

Ça fait très chic d’offrir aux invités des canapés aux Couilles du Pape et  Trou du Cru.

trou_du_cru

Crème glacée

Saturday, May 16th, 2009

Il faisait très beau à Genève aujourd’hui. Après une petite promenade en ville, nous nous sommes arrêtés devant le kiosque à crème glacée aux abords du Lac Léman.

Le commis est resté perplexe lorsque je lui ai demandé une grosse molle fourrée à l’érable. Ça doit être l’accent.

creme_glacee_molle

Un p’tit café?

Wednesday, February 18th, 2009

Le café ça vous stresse?

grain_cafe

L’ingénieuse mascarade

Wednesday, February 4th, 2009

Ça va bientôt faire une semaine que nous nous sommes installés dans notre nouvel appartement à Genève. Nous nous considérons très chanceux car trouver un appartement à Genève est une tâche très ardue qui peut parfois prendre plusieurs mois. Le taux d’appartements vacants se situe aux alentours de 0.2%. Les experts considèrent que le marché est tendu lorsque le taux est de moins de 2%.

C’est en cherchant sur l’intranet de quelques agences de l’ONU que nous sommes tombés sur l’annonce d’un appartement meublé offert en sous-location. Mimi a donc pris rendez-vous chez la dame le lendemain matin à la première heure.

En revenant du travail ce jour là, j’apprends avec grande joie que nous avons obtenu l’appartement. J’apprends également que Mimi a passé la journée avec la dame, qu’elles ont pris le thé ensemble, qu’elles ont mangé du gâteau et qu’elles sont allées faire des commissions dans les épiceries avoisinantes, s’attardant pendant plusieurs minutes devant les étalages d’épices et d’herbes en tout genre. Hmm?!?

Mimi, très fière de son opération de charme, m’avoue qu’«elle en a mis un peu» afin de plaire à la dame qui était «plutôt  grano». Selon ses propres dires, Mimi est végétarienne, elle mange bio, elle fait son propre pain, elle n’écoute pratiquement jamais la télé et elle a le pouce vert. Ah bon?

Je ne voudrais surtout pas briser ses illusions mais je tiens à lui rappeler qu’aujourd’hui on a mangé du poulet (qui était tout sauf bio), on s’est acheté une baguette de pain et on a passé 90% de notre soirée à écouter l’émission survivor version française. Ah et j’oubliais, la violette africaine est en train de crever ben raide.

De bonnes céréales

Élections

Tuesday, December 9th, 2008

Ça me tentait de parler des élections mais finalement j’ai changé d’idée. Y’a pas grand chose à dire. De toute façon, mis à part Mario Dumont, tout le monde a l’air content ce matin: Charest est majoritaire, Marois a fait des gains importants et le fou à Khadir a été élu.

Je vais plutôt en profiter pour vous donner une recette de lait de poule.

Ingrédients pour environ 20 verres

10 œufs
1 tasse de sucre
250 ml de Brandy
250 ml de rhum
250 ml de crème 10% ou 15%
1 litre de lait
Préparation

Séparer les blancs d’œufs des jaunes. Battre les blancs en neige, y ajouter le sucre. Mettre de côté.

Dans un autre bol, battre les jaunes d’œufs. Y ajouter le sucre. Ajouter graduellement le Brandy, le rhum, la crème et le lait, en continuant à fouetter. À ce mélange, incorporer les blancs d’œufs montés en neige. Y déposer quelques zestes d’orange.

Servir tiède ou froid (mettre au frigo). Saupoudrer de muscade au goût.

Servi sans alcool, le lait de poule est un délice, même les enfants s’en délectent. C’est une boisson hautement calorique, mais très réconfortante.

Source: src.ca

Lait de poule


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