Terreur dans les Alpes

Mimi et moi avons eu notre première expérience de ski dans les Alpes en fin de semaine dernière. En voici le récit. Et si vous vous posez la question, oui, je fais un usage abusif du passé simple. Il faut bien redonner un peu de dignité au mal-aimé de la langue parlée.

Aussitôt embarqués dans le bus, nous nous assîmes dans le banc des innocents. Non pas tant pour parler au chauffeur que pour admirer le paysage entre Genève et les Alpes de Haute-Savoie. Mimi se contenta d’admirer l’intérieur de ses paupières pour la majeure partie du voyage.

Je l’enviai un peu au moment où la forte pluie se transforma en forte neige et où les virages en tête d’épingle, à flanc de montagne, furent négociés par un chauffeur affairé à lire ses courriels sur son cellulaire.

En arrivant à Flaine nous nous précipitâmes vers le magasin de location. Lorsque la préposée nous annonça qu’il en coûtait 40 euros (=60 dollars) pour louer un équipement, la pièce fut envahie d’une forte odeur d’anarque.

Nous quittâmes sans dire un mot et trouvâmes la même chose pour la moitié du prix.

Après une descente plutôt facile, je tentai de convaincre Mimi d’essayer une piste rouge. Ma technique porta fruits. En fait, elle consista à ne rien lui dire. À ma grande surprise elle n’eut aucun problème tout au long du parcours (mis à part une collision mineure avec un autre skieur, immobilisé en côté de piste).

Nous prîmes ensuite une télécabine qui nous amena tout au haut du sommet, à 2490 mètres d’altitude. Nous fûmes émerveillés par la splendeur du paysage. Un grand désert blanc, sans arbre, avec des montagnes à 360 degrés. 

Je me régalai de toute cette poudreuse en me disant que c’était peut-être ici le paradis.

L’extase fut de courte durée et je revins les deux skis sur terre assez rapidement. 150 mètres plus bas, nous fûmes piègés par un épais brouillard. Sans doute par peur de m’étouffer, mon premier réflexe fut d’arrêter de respirer (méchant bon réflexe, me direz-vous).  La panique s’empara graduellement de moi. L’air se faisant rare, je n’arrivai plus à trouver mon souffle. Impossible de voir à plus de 30 centimètres devant moi. Ne pouvant anticiper la pente, je chutai. Mon rythme cardiaque devint incontrollable. J’appellai Mimi. Pas de réponse. J’enlevai mes lunettes dans l’espoir de m’orienter. Rien n’y fit. Complètement désorienté, je me questionnai à savoir si j’étais encore dans la piste. Me rappelant les avertissement d’avalanche du matin, je finis par penser que j’en étais peut-être une victime.  Aucun autre skieur en vue. Que du brouillard devant les yeux. Aucun bruit, sauf celui de ma respiration. Je me demandai si Mimi était devant ou derrière moi. La peur m’envahit. Je me résigner à  attendre dans cet enfer blanc.   

Après de longues minutes, je vis enfin une ombre à quelques mètres derrière moi. Je compris à mon grand soulagement qu’il s’agissait de Mimi. Elle déboula tranquillement jusqu’à moi. Nous reprîmes notre route à tâtons, priant pour éviter une falaise.

Puis comme il était venu, le brouillard disparut. Le ciel redevint bleu. Nous fûmes sauvés.

Bon ok, j’en ai peut-être mis un peu…

flaine-ski

9 Responses to “Terreur dans les Alpes”

  1. papi says:

    Vous eussiez dû vous louer un GPS qui vous aurait sécurisé comme vous
    l’eûtes voulu…ou à tout le moins vos héritiers vous trouvâtes…

  2. matt says:

    je pense que les paupières de mimi valent bien les alpes et les courriels du chauffeur, mais je pusse me tromper!!

  3. dji says:

    J’ai eu la même peur bleu avec ma soeur aux http://www.portesdusoleil.com/index_winter.asp à Champéry.

  4. dji says:

    Petite jeu de mot : “Flaine que t’as eu peur!!!”

  5. dji says:

    J’aime bien la page d’accueil http://www.flaine.com/fr/index.php

  6. dji says:

    Le petit char jaune est vraiment trop kool.

  7. Mary Jay says:

    Cé quoi le rapport du tit char jaune dans la station de ski ? Les concepteurs ont fumé cé clair.

  8. Baste says:

    Max t’exagère… :D Trop bon le texte ! Je me pensais dans un film de James 007 !

  9. McGaligflanahanan says:

    wouin texage

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